lundi 28 juillet 2014

FORTUNE ET INFORTUNES D'UN MOT


"La question, dès lors, c’est de comprendre pourquoi une idéologie réactionnaire s’est emparée de la sorte du mot "antisémite", traquant le prétendu "antisémite", ou le "nouvel antisémite", dans des zones soigneusement délimitées et ciblées, depuis Bourdieu jusqu’aux collégiens d’origine maghrébine, c’est-à-dire, pour l’essentiel, des intellectuels d’une part, des fils d’immigrés d’autre part. Or ce qui apparaît au fur et à mesure qu’on examine les textes, c’est le gain idéologique, stratégique même, qu’il y a à se revendiquer de la "lutte contre l’antisémitisme" quand il s’agit en fait bel et bien de tenir un discours qui, il y a seulement quelques années, disons avant le 11 septembre 2001, serait apparu clairement pour ce qu’il est, à savoir un discours de droite, ou d’extrême droite, la frontière étant de moins en moins claire. Pour en venir maintenant au titre de mon ouvrage, ce que j’entends par "réaction philosémite" c’est donc, sous le déguisement d’une lutte contre l’antisémitisme, une agression idéologique contre les fils d’immigrés, principalement arabes ou noirs, et les intellectuels, principalement progressistes" .
Yvan Segré auteur de La réaction philosémite, Éditions Lignes 2009, plus que jamais d'actualité !
la suite de l'entretien : http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article1579
les enjeux du débat :
http://lemondejuif.blogspot.fr/2009/09/la-reaction-philosemite-de-ivan-segre.html

1 commentaire:

JEAN-PIERRE GILLARD a dit…

je comprends que pour un proto-Dieudonnéiste vous affichiez ce texte.