"Mais plus encore que les droits des parents, ce sont les droits des enfants qui ont été violés par les hommes de l'état. Les lois sur l'obligation scolaire, qui pullulent depuis le début du siècle aux États-Unis, forcent les enfants à fréquenter les écoles publiques ou les écoles privées qui ont la faveur des hommes de l'état. Prétendument humanitaire, la législation sur le travail des enfants a systématiquement, et par la force, interdit à ceux-ci d'entrer sur le marché du travail, pour le plus grand bénéfice de leurs concurrents adultes. Empêchés par le force de travailler et de gagner leur vie, forcés de fréquenter des écoles et auxquelles ils sont mal adaptés, les enfants sombrent fréquemment dans la délinquance, ce dont les hommes de l'état prennent ensuite prétexte pour les enfermer dans des institutions pénales appelées "institutions spécialisées". (...) Les "crimes" de ces enfants ont consisté à exercer leur liberté - école buissonnière, "incorrigibilité", fugues- de manière suspecte aux yeux des marionnettes de l'Etat." (in L'éthique de la Liberté, Murray Rothbard, 1991, Les Belles Lettres)samedi 25 février 2012
POSTERITE LIBERTARIENNE DU SOULEVEMENT DE LA JEUNESSE
"Mais plus encore que les droits des parents, ce sont les droits des enfants qui ont été violés par les hommes de l'état. Les lois sur l'obligation scolaire, qui pullulent depuis le début du siècle aux États-Unis, forcent les enfants à fréquenter les écoles publiques ou les écoles privées qui ont la faveur des hommes de l'état. Prétendument humanitaire, la législation sur le travail des enfants a systématiquement, et par la force, interdit à ceux-ci d'entrer sur le marché du travail, pour le plus grand bénéfice de leurs concurrents adultes. Empêchés par le force de travailler et de gagner leur vie, forcés de fréquenter des écoles et auxquelles ils sont mal adaptés, les enfants sombrent fréquemment dans la délinquance, ce dont les hommes de l'état prennent ensuite prétexte pour les enfermer dans des institutions pénales appelées "institutions spécialisées". (...) Les "crimes" de ces enfants ont consisté à exercer leur liberté - école buissonnière, "incorrigibilité", fugues- de manière suspecte aux yeux des marionnettes de l'Etat." (in L'éthique de la Liberté, Murray Rothbard, 1991, Les Belles Lettres)mercredi 22 février 2012
EXPOSITION ISIDORE ISOU A STOCKHOLM !
On se souvient de l'exposition organisée par François Poyet à L’institut culturel Roumain en 2007 à Paris ; les centres culturels français n'ont plus le panache et l'audace qui ont assuré leur rayonnement mondial autrefois, l'austérité budgétaire est désormais la règle, et nous ne sommes pas prêts d'y voir briller les trésors du lettrisme. Heureusement, de nouveaux pays ont eux bien compris l'intérêt de promouvoir la culture hors des frontières nationales dans ce nouveau monde globalisé. L’institut Culturel Roumain de Stockholm organise ainsi sous l'égide de Frédéric Acquaviva une manifestation qui présente les planches originales de ses trois grands romans hypergraphiques : Les journaux des Dieux (1950), Initiation à la haute volupté (1960) et Jonas ou la naissance d'un roman (1984). Ce petit évènement auquel sont associés Gérard Broutin (l'éditeur de Jonas) et Jonas Jamesson mérite le détour (par avion, bateau , vélo ou tel un Rimbaud des temps post-modernes à pieds), il rend à la révolution hypergraphique d'Isou toute sa radicalité et sa puissance d'invention. Cette œuvre essentielle, presque clandestine, reste un visage encore trop méconnu du moderne et du contemporain, un must pour les uns ! une leçon pour les autres ! une initiation pour le plus grand nombre à l'envers voluptueux de l'histoire de l'art ! un rendez-vous qui fera date et qui devrait ravir le public le plus pointu autant que l'amateur de Bd et de graffs !du 23 février au 17 avril
http://www.icr.ro/isidore_isou_hypergrafiska_romaner
lundi 13 février 2012
NEWS FROM AQUAVIVA : LIVE ACTIONS FOR DEAD CITY !
dimanche 5 février 2012
samedi 4 février 2012
Economiquement fiable ou faible ?
Voilà qui devrait faire méditer les tenants de la néo-planification "durable", de la relance par les emplois aidés ou ceux du "travailler plus pour gagner plus" car il ne sert décidément à rien de surtravailler dans des secteurs voués à disparaître très vite dans le flux des échanges mondialisés.
lundi 23 janvier 2012
NI PETROLE, NI IDEES ?

C'est dans ce contexte que la candidature de François Hollande s'est peu à peu imposée. Avec lui, les plus réformistes du Ps, ceux acquis depuis longtemps à la nécessité d'un socialisme renouvelé, inspiré par les exemples de la social-démocratie, peuvent donner au Ps cet horizon nouveau pour la présidence qui vient ; les Cahiers se réjouissent de voir que le candidat vainqueur à la Primaire a fait de la Jeunesse sa priorité, alors que la ligne aubriste s'efforçait de réactiver les spectres de la période héroïque du socialisme bedonnant. Les enfants révoltés de mai 68 ont bien vieilli et peinent à s'émanciper de leurs vieilleries mythologiques (la réduction du temps de travail qui a connu son heure de gloire avec la CFDT dans les années 70 comme point d'orgue des Trente Glorieuses et de leur insolente croissance) sans compter qu'ils assument sans doute difficilement de représenter aujourd'hui une bourgeoisie qui vit des rentes d'un modèle social qu'elle a contribué à installer et qu'à l'égard des outsiders et des loosers de son meilleur des mondes elle n'a guère de solutions innovantes à proposer. Laissons les à leurs cadavres... La fracture générationnelle, bien plus que le vieux clivage de la lutte des classes traverse la société ; les logiques de rente paralyse, bloquent les entrants qui découvrent un monde où l'immobilisme est la garantie pour ceux qui ont une place de pouvoir en conserver la jouissance, même si cela se paie d'un statu quo qui finit par détruire même l'idée d'un bien commun et de « vivre ensemble ». François Hollande et son équipe semblent décider, encore trop timidement, à redonner un sens au « rêve français » en conjuguant un sens des réalités inattendu et l'engagement de donner aux générations qui viennent la chance d'un avenir. Bien des réformes devront être entreprises et négociées, certaines ne manqueront pas de hérisser l'électorat socialiste classique et son culte de l'État Providence, de sa bureaucratie, mais nous ne pouvons que soutenir un projet dont nous pensons qu'il peut décliner dans un même moment réformiste inédit en France la question de la jeunesse et de son avenir, la réforme de l'État providence et une dynamique économique de croissance à condition d'aller plus loin dans une libéralisation de la vie économique, au profit des jeunes, des outsiders. Saluons enfin en François Hollande un leader socialiste qui réinscrit la nécessité de l'Europe, contre toutes les tentations protectionnistes et populistes qui trouvent en ces temps d'austérité, hélas, de nombreux défenseurs à gauche. Plus que jamais le "protégisme juventiste" qui semble guider aujourd'hui le Parti socialiste et l'urgence d'un nouveau modèle économique inscrivent l'économie nucléaire d'Isidore Isou comme une référence incontournable de cette période de turbulence et de transformation.

